Résumé détaillé de La Place

« La Place » est un court texte autobiographique d’Annie Ernaux publié en 1983. Caractérisé par la neutralité de son style, il a remporté le Prix Renaudot. Le livre a la particularité de ne pas être découpé en chapitres : on s’appuiera ici sur une division par partie suivant la chronologie du récit.

 

Mort du père et projet d’écriture

Le livre s’ouvre avec la mort du père de la narratrice, le 25 juin 1967, deux mois après que celle-ci ait été reçue au Capes de Lettres. La demeure familiale accueille les préparatifs de l’enterrement. En compagnie de sa famille, et en écoutant les messages de soutien de voisins et de proches, la narratrice éprouve un certain malaise. La messe et l’enterrement ont lieu, après quoi tout le monde se retrouve au café du quartier pour le repas.

La narratrice accompagne sa mère dans les démarches administratives puis rentre chez elle, où elle forme le projet d’écrire sur la relation qu’elle entretenait avec son père. Pour fuir tout pathos, elle se refuse au romanesque et entreprend de décrire les faits le plus froidement possible.

 

La vie du père

La narratrice relate la biographie objective de son père. Son propre père était un charretier illettré d’origine paysanne, sa mère tisserande. Il quitte l’école à l’âge de douze ans pour travailler à la ferme, puis rentre au régiment lors de la Première Guerre mondiale. Il vit ensuite à Paris et se sépare du milieu paysan de ses parents.

Après guerre, il trouve un poste d’ouvrier au sein d’une corderie, où il fait la connaissance de la mère de la narratrice. Mariés, ils emménagent à Yvetot où leur premier enfant voit le jour. La mère devient femme au foyer, le père travaille en tant que couvreur.

Ils ouvrent ensuite un commerce, un café-épicerie dans un village situé non loin du Havre. Contrairement à leurs espérances, le café rapporte peu, et le père n’a d’autre choix que de chercher du travail. Il devient contremaître dans une raffinerie de pétrole.

 

Guerre et changement de vie

Agée de sept ans, leur fille décède des suites d’une infection. La Seconde Guerre mondiale débute peu de temps après : c’est dans ce contexte que naît la narratrice. Malgré tout, cette période est considérée comme heureuse par la famille. Le père officie dans le ravitaillement.

La famille revient à Yvetot une fois la guerre terminée. Ils font à nouveau l’acquisition d’un café, ce qui permet au père de ne plus travailler comme ouvrier. Le café marche bien et leur situation sociale s’améliore, leur donnant maintenant accès au confort moderne.

 

Un bonheur fragile

La narratrice décrit ici un environnement familial tendu, où les apparences cachent la peur de la précarité. Le père souffre de son milieu d’origine et craint plus que tout d’être « trahi » par ses manières paysannes auprès de ses nouveaux clients, d’un milieu social plus élevé. Le père se replie sur lui-même et les disputes sont nombreuses au sein de la famille.

 

Adolescence et université

Le lycée confronte la narratrice à un monde tout à fait différent de son cadre familial. C’est pour elle l’occasion de fréquenter un milieu bourgeois et de découvrir la littérature. Cette période marque l’éloignement avec son père et un rapprochement progressif avec sa mère.

En revenant de colonie de vacances, la narratrice remarque que son père a vieilli. Il souffre d’un polype à l’estomac et doit être opéré. La narratrice entre brièvement à l’Ecole Normale de Rouen, avant de partir pour un séjour à Londres puis de s’inscrire en Licence de Lettres à l’Université de Rouen. Elle profite des vacances pour inviter des amies chez elle ; son père fait de son mieux pour leur faire bonne impression.

 

Mariage et éloignement

Peu de temps après, la narratrice présente son futur époux à ses parents. Il est étudiant en sciences politiques. Le père ressent de la fierté et aide le couple dans son installation, une fois le mariage célébré, à Annecy.

Un supermarché ouvre à Yvetot et le père pense vendre le café pour profiter de ses vieux jours. La distance se creuse entre la narratrice et son père. La fin du récit approche et celle-ci décrit une dernière scène, une visite à ses parents, seule avec son jeune fils.

 

Disparition du père et bilan

Le portrait du père s’achève avec la description de son agonie et de sa mort, le livre se terminant comme il avait commencé. C’est aussi l’occasion pour l’auteur de dresser un bilan de la relation entretenue avec son père.

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